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Il vostro contributo al Festival

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Programme 2010

FestivalStoria VI Edition


Héros ou Canailles? Les protagonistes du passé vus  des deux fronts opposés

14-17 octobre 2010 - Torino, Saluzzo, Savigliano, Monforte d'Alba



Dans l’histoire, chefs, souverains, conquérants, réformateurs religieux, hommes d’état ont suscité, selon le point de vue de leurs observateurs, contemporains ou successifs, des jugements opposés. Les responsables politiques et militaires, engagés dans de grands projets de conquêtes de territoires ou de construction d’Etats ou organisations sociales, selon qu’ils aient obtenu la victoire ou la défaite, ont porté à des interprétations, ou mieux à des utilisations -de caractère politique– qui en ont démonisé ou exalté les figures.
S’il existe une vérité de l’Histoire – et nous sommes convaincus qu’elle existe– l’évaluation des  faits établis et des actes des individus, contient néanmoins une marge importante de subjectivité qui peut arriver jusqu’à produire des jugements absolus opposés. Cela peut arriver en particulier quand on a à faire avec les grands personnages du passé.
C’est d’eux que s’occupera la sixième Edition du FestivalStoria. Loin de nous la tentation de tout justifier et de tout égaliser par un jugement neutre mais au contraire de comprendre et de contextualiser. Il y a l’Histoire mais aussi son utilisation à fins politiques.
Comme pour les éditions précédentes, les événements de la manifestation seront  surtout fondés sur des leçons, conversations sous forme d’interview, rencontres entre deux experts et éventuellement un présentateur.
En outre, on pourra assister à des récitals et lectures avec accompagnement musical, projections de commentaire et illustration des thèmes traités.

FestivalStoria, créé et dirigé par Angelo d’Orsi, est un festival international de public history pendant lequel par le biais de conférences, conversations, interview, spectacles et concerts, la transmission de connaissances et la capacité d’entretenir sont toujours accompagnées d’un rigoureux scrupule scientifique.

Les initiatives du FestivalStoria sont gratuites, exception faite pour quelques  événements signalés comme payants. Toute variation sera communiquée sur le site.
www.festivalstoria.org

Réservations et informations
+39 011 530066 (Int 222)   -  Questo indirizzo e-mail è protetto dallo spam bot. Abilita Javascript per vederlo.

Torino - Jeudi 14 octobre


Palazzo Lionello Venturi - Sala Lauree de la Faculté de Sciences Politiques - via Verdi 25

11.00  h

Les “bons” et les “méchants” dans la littérature populaire
Lectio magistralis de Donald Sassoon
Introduction de Angelo d’Orsi
Ce sont les “bons” qui définissent les “méchants”, qu’ils soient méchants pour des raisons politiques (communistes, nazies) ou religieuses (musulmans) ou simplement parce que “différents” (chinois, japonais). Ils empruntent ainsi à la littérature populaire les grands stéréotypes du méchant, de l’ennemi. Ce qui rend tel le “méchant” ce ne sont pas ses actions mais le fait qu’elles ne sont pas compréhensives.  A partir du moment où le méchant peut avoir  ses raisons, la vie se complique et l’on sort du monde des fables et du simple manichéisme. FestivalStoria ouvre sa 6e Edition avec la lectio magistralis d’un grand historien britannique.

Il Circolo dei Lettori - via Bogino 9

15.30 h

Présentation de la 6e Edition de FestivalStoria, Salutations des Autorités
Discours inaugural, Angelo d’Orsi
Remise du Prix FestivalStoria (5e Edition) en collaboration avec l’Istituto Storico della Resistenza e della Società contemporanea in Provincia di Cuneo.
Présentation de Livio Berardo et Angelo d’Orsi
Lectio brevis du vainqueur du Prix
Intervalles musicaux au violoncelle exécutés par Eduardo Dell’Oglioorganisation de De Sono Associazione per la musica

17.30 h

Néron: le difficile métier d’empereur
Leçon de Andrea Giardina
Pendant des siècles, il a été considéré un monstre, condamné par les historiens païens et chrétiens, représenté comme un des personnages plus détestables de l’histoire universelle: un tyran cruel, marqué par un grain de folie. Encore récemment, on a vu plusieurs références à Néron pour polémiquer contre les chefs charismatiques. Avec Néron émerge le problème du “consensus” dans les régimes antilibéraux. On a eu aussi, au cours du temps, des tentatives de réhabilitation. Un des principaux spécialistes de l’histoire romaine, essayera de défaire le noeud, en racontant les faits et les fautes et en nous montrant aussi le côté fragile et parfois génial de celui qui interpréta de façon innovatrice le “métier” d’empereur.


Torino - Vendredi 15 octobre


Il Circolo dei Lettori - via Bogino 9

10.00 h

Le “féroce” Saladin
Leçon de José Enrique Ruiz-Domènec
En 1934, on assista en Italie à un phénomène sans précédents: la grande poursuite à l’image rare du  Féroce Saladin, concours sponsorisé par la Buitoni-Perugina. Sala¯h-al-Dı¯n fut un chef et sultan kurde, un parmi les plus grands stratèges de tous temps, dont l’image a été souvent associée à celle de l’infidèle cruel et sans pitié qui s’empara de Jérusalem. Le “grand esprit non touché par Dieu”, comme le définît Dante, fut en réalité un souverain magnanime qui rêvait  une vie d’études mais qui se retrouva à la tête  des mahométans contre les croisés. Qui fut donc cet homme? Un expert espagnol, spécialiste du monde méditerranéen, nous aide à y répondre.

16.00 h

Cléopâtre, la dernière reine
Leçon de Paolo Moreno
Plutarque écrivait d’elle: «elle avait une voix très douce semblable à un instrument musical avec une multitude de cordes quelle que fusse la langue dans laquelle elle s’exprimait». Entrée impérieusement dans l’histoire pour l’ambition et le charme qui la caractérisait, elle fut probablement la plus fameuse des  souverains de l’Antique Egypte, dernière reine de la dynastie ptolémaïque. Qui était Cléopâtre, polyglotte et femme de culture cosmopolite, douée de grande personnalité et tellement orgueilleuse qu’elle se suicida plutôt que d’être humiliée à Rome? Une reine dont beaucoup parlent avec admiration pour son audace et sa force tandis que d’autres la définissent femme immorale et perfide. Nous essayerons de résoudre ce “mystère” avec l’aide d’un grand archéologue et historien de l’art.

17.30 h

Mythe et réalité de Napoléon
Ernesto Ferrero en parle avec Luigi Mascilli Migliorini
«Il aurait peut-être mieux, valu pour la tranquillité du monde, que je ne fusse jamais né». La “légende de Napoléon”, créée en grande partie par lui même et qui se développa surtout après 1830, lui survécut pour arriver jusqu’à nous. Une légende qui voyait dans ce guide, l’incarnation de la meilleure France, le héros qui avait sauvé le pays des effets néfastes de l’anarchisme révolutionnaire, le constructeur d’un nouvel ordre européen, surtout le grand modernisateur. Tandis que pour les héritiers  authentiques de la Révolution de 1789, Napoléon était celui qui l’avait enterrée. L’historien italien Luigi Salvatorelli démolit les mythes, pensant à un autre homme politique qui croyait être Napoléon, Benito Mussolini, affirmant que «Napoléonisme et “Ducisme” sont, plutôt, liés par l’activisme irrationnel, le vrai grand acteur de la tragédie du 20e siècle qui retrouva ainsi son enfance dans les premiers pas du siècle précédent». Un duce capricieux et cruel? Un contre-révolutionnaire? Ou un César “progressif”? Un homme de lettres et un historien, experts et passionnés, parleront sans mythes et sans préjugés du Grand Corse.

21.00 h

Spartacus, l’ennemi de Rome
Leçon de Luciano Canfora
Organisé en collaboration avec Editori Laterza
Il représente le symbole de la volonté de l’opprimé de rompre ses chaînes. Mais beaucoup d’écrivains  romains ont nié le rôle historique et les capacités militaires du gladiateur rebelle, le définissant un esclave  fugitif, délinquant, assassin et pilleur, faisant de lui le symbole de l’ennemi public, du renversement de l’ordre constitué et de la guerre interne. Citons pour tous l’attaque de Cicéron au rival Antoine dans les Philippiques: «Oh Spartacus! Quel autre nom pourrais-je te donner vu que tes méfaits ont rendu supportable même un Catilina?». Toutefois, nous voulons également citer Marx qui, dans une lettre à Engels en 1861 affirmait: «Spartacus a vraiment été  un grand général (et non un Garibaldi)». Au delà des polémiques, l’historien et philologue classique Luciano Canfora en tracera les vicissitudes et le personnage par le biais d’une analyse attentive des sources classiques et d’une observation multidisciplinaire.


Saluzzo - Vendredi 15 octobre


Multisala Italia - piazza Cavour

10.00 h

Procés au livre: « Controstoria dell’Unità d’Italia. Fatti e misfatti del Risorgimento » de Gigi Di Fiore (Rizzoli, 2007).
Réalisé par les élèves de l’Institut Giacomo Soleri, Lycée linguistique et socio pédagogique de Saluzzo.
Président du Tribunal: Paolo Granzotto. L’auteur du livre participe en tant qu’ “imputé”.
Le Risorgimento a-t-il été une “bonne affaire”? De plusieurs parts, on conteste, aujourd’hui, les avantages de l’Unité d’Italie et certains voudraient même l’effacer et recommencer avec d’autres et inédites agrégations territoriales. Aurait-on pu procéder différemment? Le livre contre-courant d’un journaliste passionné d’histoire, sera soumis à “procès” par un groupe de lecteurs exigeants (les étudiants) qui rendront leur verdict. Le procès est conduit par un autre journaliste passionné d’histoire.

Antico Palazzo Comunale - Salita al Castello

18.00 h

«Il sapore della memoria. Nel mondo di Gina Lagorio» de Cetta Berardo
L’auteur en parle avec Mario Banchio, directeur du Corriere di Saluzzo.
Dégustations gourmandes de chocolat et bonbons.


Savigliano - Vendredi 15 octobre


Cinema Aurora - via Ghione 10

9.30 h

Procés au livre: « Un paese troppo lungo » de Giorgio Ruffolo (Einaudi, 2009).
Réalisé par les élèves des Ecoles Moyennes de II degré de Savigliano
Président du Tribunal: Giorgio Dell’Arti. L’auteur du livre participe en tant qu’ “imputé”.
Les problèmes de l’actualité politique, surtout ceux reliés à l’unité nationale –vus des différents points de vue– peuplent le livre d’un grand personnage de la vie publique italienne. Il sera jugé par des groupes d’étudiants organisés en Accusation et Défense. Un journaliste conduira le procès.


Monforte d'Alba - Vendredi 15 octobre



Auditorium della Fondazione Bottari Lattes - via Marconi 16

21.00 h

Mafia et Etat: guerre et résistance
Giancarlo Caselli parle de ses livres: «Le due guerre. Perché l’Italia ha sconfitto il terrorismo e non la mafia», Melampo, 2009 et «Di sana e robusta Costituzione», Add Editore, 2010
Présentation: Ettore Boffano; Organisation: Fondazione Bottari Lattes


Saluzzo - Samedi 16 octobre


La Castiglia - piazza Castello

10.00 h

Catherine de Medici: grande femme d’état ou femme cruelle?
Marina Caffiero en parle avec Francesca Cantù
Catherine fut une femme de rare intelligence, décidée, de grande culture et au goût très raffiné, outre à avoir un caractère fort et être douée d’une tenace surprenante; elle supporta patiemment les humiliations de la cour française qui la méprisait pour ses origines. Son rôle dans l’atroce massacre des protestants français (la “nuit de Saint Barthélemy”, 23-24 août 1572) contribue toutefois , encore aujourd’hui à en faire un personnage controverse bien qu’elle ait été peu à la fois réévaluée  par les historiens.«Mais en somme, qu’aurait pu faire une pauvre femme que la mort du mari avait laissée seule avec quatre enfants en bas âge, tandis que deux familles, la nôtre [Bourbon] et celle des Guise, voulaient s’approprier de la couronne? N’était-il pas sans doute nécessaire qu’elle fasse d’étranges manoeuvres pour jouer les uns et les autres, protégeant ainsi ses enfants qui ont régné successivement grâce à la sagesse d’une femme si perspicace? Je m’étonne qu’elle n’ait fait pire» (Henri IV de France). Et nous, comment la jugeons-nous aujourd’hui devant l’Histoire? Deux spécialistes nous guideront.

16.00 h

Barberousse. A l’origine des mythes de la Lega Nord
Renato Bordone et Giancarlo Andenna. Présenté par Giuseppe Sergi
«Ils l’ont juré, je les ai vus à Pontida / venus de la montagne et de la plaine». L’auteur de ces vers du 19e , siècle, Giovanni Berchet, aurait-il jamais imaginé que deux siècles plus tard, le jurement de Pontida serait devenu patrimoine mythologique du parti moins unitaire de l’Italie d’aujourd’hui ? Trois experts du Moyen Age essayerons de mieux tracer la figure d’un géant de l’histoire: Frédéric I, dit Barberousse, empereur de l’Empire Romain, décrit soit comme un génie, un révolutionnaire, un grand chef soit, au contraire, comme un transformiste politique, un médiateur sans scrupules, un tyran implacable.

18.00 h

Staline: une “légende noire”?
Domenico Losurdo et Silvio Pons. Présenté par Gian Mario Bravo
Peu de leaders politiques comme Iosif Vissarionovič Džugašili, nom de bataille Staline, président du Conseil des Ministres de l’URSS et secrétaire du Comité Central du PCUS, ont été objets d’autant d’attention. Dictateur sanguinaire et paranoïaque ou grand homme d’Etat intransigeant, capable de reconstruire un pays arriéré et dévasté par des décennies de domination tsariste? Héro de la Seconde guerre mondiale et libérateur de la classe ouvrière ou violent massacreur de dissidents, en commençant  par ceux de son Parti? La «légende noire» du stalinisme qui a rejoint son sommet après le 20e Congrès du PCUS (1956) et le conséquent procès de déstalinisation, a repris vigueur ces dernières années avec des tentatives opposées de “réhabilitation” ou au moins de compréhension qui ont divisé intellectuels et politiques jusqu’à l’intérieur des mêmes coalitions politiques.

21.00 h

Projection de «La lunga calza verde» cour métrage d’animation de Roberto Gavioli, mise en scène de Cesare Zavattini, 1960 (20’). Par gracieuse concession de la Fondation Micheletti de Brescia.

à suivre
Spectacle théâtral
Francesca e l’Eroe. La terza moglie di Garibaldi racconta e si racconta
avec Patrizia Camatel, scènes de Francesco Fassone, dramaturgie et régie de Luciano Nattino
Production Casa degli alfieri
Francesca Armosino, troisième femme de Garibaldi, originaire de la province de Asti, a été témoin des dernières tourmentées années du héro, de 1866 à sa mort en 1882. Le récif de l’épopée de Garibaldi est celui d’une humble nourrice piémontaise devenue femme d’un des personnages plus importants du Risorgimento italien et du 19 e siècle européen et mondial.

Savigliano - Samedi 16 octobre


Ex Convento di Santa Monica Università di Torino sede di Savigliano - via Garibaldi 6

9.30 h

Palmiro Togliatti: fut-il ou non “le Meilleur”?
Leçon de Aldo Agosti
Leader du plus important Parti communiste occidental de la Libération jusqu’à sa mort (1964), il est un des personnages plus discutés de l’histoire récente. Homme d’Etat intelligent ou «diable au pied fourchu» (comme l’appela Alcide De Gasperi)? La “duplicité” de Togliatti a fait couler des flots d’encre. Son principal biographe, Aldo Agosti, nous aidera a en comprendre les motifs.

11.00 h

Les quatre du Risorgimento (Mazzini, Garibaldi, Cavour et Vittorio Emanuele II)
Giuseppe Monsagrati en parle avec Jessica Kraatz Magri et Georges Saro
Les protagonistes de cette grandiose épopée ont été des héros ou des canailles? Des héros pour l’historiographie et le discours public des Italiens, des canailles pour ceux qui, alors, contrastaient le mouvement unitaire… Et maintenant? Dans le débat d’ aujourd’hui? Comment pouvons-nous considérer les quatre qui ont “fait l’Italie”?

Projection de «La lunga calza verde» court métrage d’animation de Roberto Gavioli, mise en scène de Cesare Zavattini, 1960 (20’). Par gracieuse concession de la Fondation Micheletti de Brescia.

16.00 h

Martin Luther, réformateur contesté
Massimo Firpo en parle avec Paolo Ricca
Inventeur de la modernité ou ennemi diabolique de l’Eglise? Souteneur de la suprématie de la conscience individuelle ou partisan d’un dangereux subjectivisme? Réformateur ou hérétique? Son affirmation de la “liberté du chrétien” s’est brisée avec la répression des paysans en révolte? Nos hôtes tenteront de répondre à ces questions et à d’autres encore.

18.00 h

Le couple argentin: Evita et Juan Perón
Marco Bellingeri et Valeria Palumbo
Evita Duarte Perón affirmait avec conviction «El perónismo será revolucionario o no será nada!». On a toujours dit que l’ex actrice était l’authentique intermédiaire entre le leader et le peuple: en peu de temps elle avait assumé le contrôle total de la Confédération des ouvriers et était très aimée. Mais le péronisme aurait-il été différent sans sa présence? Jusqu’à quel point Juan Domingo Perón a-t-il subi l’influence de Eva? Un historien et une journaliste discutent sur la passionnante histoire du discuté couple argentin.

Confraternita della Misericordia - Crosà Neira
- piazza Misericordia

21.00 h

Pourquoi nous ne pouvons pas ne pas nous définir “garibaldini”
Leçon de Angelo d’Orsi
Les contestations faites à Garibaldi, en partie bien fondées et en partie branlantes, sont connues et récurrentes; néanmoins, malgré les ingénuités politiques, les limites intellectuelles et les erreurs militaires, Garibaldi a été un mythe fondateur, qui a effectivement traversé les espaces et le temps, de l’Italie divisée à l’Italie unifiée, de l’Europe à l’Amérique et qui encore aujourd’hui résiste. Le directeur du Festival nous propose un parcours, entre histoire et politique, passé et présent, entre Garibaldi et “garibaldinismo”.
A suivre
Garibaldi. Poème autobiographique
avec David Riondino
Le général Garibaldi, blessé dans l’Aspromonte, comme l’on sait grâce aussi à une bien connue petite chanson, fit une longue convalescence. Ce que l’on sait beaucoup moins c’est qu’il utilisa son immobilité pour écrire un poème autobiographique qui décrit ses gestes, des guerres d’Amérique à celles d’Europe, en endécasyllabes libres.


Saluzzo - Dimanche 17 octobre


La Castiglia - piazza Castello

10.00 h

Dolcino et Margherita, hérétiques révolutionnaires
Leçon de Marina Benedetti
Dans le chant XXVIII de l’Enfer, dans une des nombreuses “prophéties”, Dante insère dans le poème, récité par Mahomet: «Or di’ a fra Dolcin dunque che s’armi, / tu che forse vedrai il sole in breve, / s’ello non vuoi qui tosto seguitarmi, / si di vivanda, che stretta di neve / non rechi la vittoria al Noarese / ch’altrimenti acquistar non saria lieve».
Dolcino, moine qui a vécu au début du 14e siècle, était doué de grande capacité d’attraction et sous sa direction les “Apostoliques” – qui reprenaient le message de François d’Assisi – devinrent un mouvement important. L’Eglise catholique le considéra un hérétique extrêmement dangereux et déclancha contre lui et ses disciples une croisade proclamée par Raniero des Avogadro, évêque de Vercelli. Néanmoins, Dolcino, sa compagne Margherita qui partagea avec lui espoirs et combats jusqu’à la mort, et les  Apostoliques, trucidés et brûlés sur le bûcher, devinrent symboles de liberté et d’émancipation jusqu’à nos jours. Une historienne nous exposera la tragique fascination d’un extraordinaire mouvement hérétique qui a miné radicalement la constitution du pouvoir, non seulement religieux mais aussi social et politique, et de  son prédicateur.

11.00 h

Cavour, mon amour
avec David Riondino
On raconte l’histoire privée, et de quelque façon secrète, d’un personnage qui est dans la mémoire de chacun de nous. David Riondino, qui aime les provocations, les questions qui suscitent doutes et réflexions, nous parle d’un des esprits plus intelligents, lucides et analytiques de l’Europa du 19e siècle. Un personnage autant intègre à l’extérieur que chaotique dans sa vie privée, avec une forte tendance au désordre sentimental.

16.15 h

Le pèlerin: un héro hors du temps
Relation de Nilo Marocchino, auteur du livre «Il mio cammino. Dalla Camargue a Santiago di Compostela», préface de Marco Piccat, Fusta Editore (Saluzzo)

17.15 h

Gendarmes et voleurs
Giulio Ambroggio présente le livre de Massimo Lunardelli, «Guardie e ladri. L’unità d’Italia e la lotta al brigantaggio», 2010, Blu edizioni (Torino) . Avec intervention de l’auteur.

18.30 h

A la cour de Mozart
Musique de chambre et brefs extraits des plus célèbres quatuors alternées à la lecture de lettres de Wolfgang Amadeus Mozart.
Serena Aimo (flûte), Alessandro Chiapello (violon), Simona Perotti (viole), Luca Panicciari (violoncelle), Mario Riberi (narrateur).  Par l’Associazione culturale Primiera Cinema Teatro.


Savigliano - Dimanche 17 octobre


Ex Convento di Santa Monica Università di Torino - sede di Savigliano - via Garibaldi 6

10.00 h

Attila, “fléau de Dieu”?
Sergio Roda en parle avec Maria Cristina La Rocca
Flagellum Dei récitent les textes. Porteur de mort et de  destruction, son personnage a toutefois été souvent lié à une espèce d’admiration (même de la part de ses ennemis), l’admiration pour le vainqueur  indiscuté qui avait plié un grand empire quoique proche au collapsus. Synonyme de destructeur pour les uns, héro national pour les autres. Nous affronterons le thème des “invasions barbares” et de la création de nouvelles nations par l’analyse de ce personnage controversé: pilleur, assassin, destructeur ou intrépide guerrier?

11.30 h

Le treizième est Juda
Rosa Maria Parrinello et Marco Rizzi. Conduce Matteo Grosso
Tableaux, oeuvres littéraires et traités théologiques ont proposé un nombre infini de fois le dilemme: qui était Juda Iscariote et quel fut le vrai motif de sa délation? Et si au lieu de trahir, il n’avait fait qu’obéir au désir de son Maître? A ce propos la découverte de l’Evangile de Juda dans le désert d’Egypte vers la fin des années 70, constitue un événement historique sans précèdent. Parmi les interprètes, il y a qui a vu le personnage du traître se transformer en celle de l’ami préféré, le treizième qui transporte le Jésus terrestre vers sa demeure céleste, essayant par le suicide de rétablir sa fidélité envers Christ. En tous  cas si Juda a vraiment été un traître est encore toujours un débat acharné: récemment, deux journaux importants comme le «National Geographic» et le «The New York Times» se sont affrontés soutenant, sur la base de deux différentes traductions de l’Evangile de Juda, des thèses opposées. Nous proposons le débat en termes scientifiques, pour nous approcher de la vérité.


Monforte d'Alba - Dimanche 17 octobre


Auditorium della Fondazione Bottari Lattes - via Marconi 16

15.30 h

Ariberto d’Intimiano et l’hérésie des Cathares: un massacre des innocents
Marta Mangini en parle avec Pilar Jiménez-Sanchez
Organisé en collaboration avec la Fondazione Bottari Lattes
Au coeur des Langhe, dans la splendide Monforte d’Alba, deux spécialistes illustreront l’hérésie des Cathares et les événements qui en 1028, dans la même ville, virent l’archevêque Ariberto d’Intimiano s’empare du château dont les feudataires avaient embrassé l’idéologie cathare. Le nom du haut prélat n’est d’ailleurs pas lié exclusivement à ce massacre, il participa en fait activement aux évènements politiques du Regnum Italiae et de l’Empire et lia son nom à quelques oeuvres d’art d’une telle valeur qu’il fut considéré un des plus grands mécènes de l’époque ottonien.

17.00 h

Mafia: vrais et faux héros
Alessandra Dino, Roberto Scarpinato. Témoignage de Nicola Clemenza, fondateur du «Consorzio di Tutela Valli Belicine». Présentation: Ettore Boffano
Projection de photos réalisées par la photographe Eloisa d’Orsi
Organisé en collaboration avec la Fondazione Bottari Lattes
La sociologue Alessandra Dino et le magistrat Roberto Scarpinato du pool antimafia de Palermo nous  introduiront dans le monde de la mafia et de l’action judiciaire mais aussi culturelle, sociale, économique pour la contraster. Ils analyseront les “héros” mafieux et les magistrats, héros authentiques qui ont payé avec la vie mais peut-être  également héroïques dans leur travail quotidien aux prises avec l’insuffisance de moyens et avec une scandaleuse campagne pour les délégitimer. Le débat est enrichi par le témoignage de Nicola Clemenza, protagoniste d’une nouvelle lutte à la mafia, “héro méconnu” d’une quotidienneté qui tente d’aider la Sicile à se libérer du cancer de la mafia.
Présentation: un journaliste du quotidien «La Repubblica».


Saluzzo

De lundi 11 à vendredi 15 octobre, tous les matins

Laboratoires didactiques réservés aux écoles

Castiglia
Visites guidées intitulées  « Histoires de héros et de canailles: la Castiglia, de résidence de marquis à prison »
Personnages, faits, histoires des Archives communales. Laboratoire de consultation des Archives géré par l’Archivio Storico della Città di Saluzzo

Corso Italia
Evénement créatif faisant part du projet «Italiae - 150 eventi per ri-disegnare l’Italia»

Auprès des écoles qui en font la demande
Laboratoires de recherche gérés par l’Istituto storico della Resistenza e della Società contemporanea in provincia di Cuneo (Michele Calandri, Pierluigi Garelli, Paolo Giaccone, Marco Ruzzi)
L’emploi du quotidien pour l’étude de l’histoire contemporaine
Guide à la préparation d’une bibliographie sur la Résistance dans la province
L’utilisation de l’ordinateur pour l’étude de l’histoire contemporaine